Les distributions linux

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Un des premiers choix à faire lorsque l'on veut monter son server@home est de choisir le système d'exploitation qui sera installé sur la machine afin d'y accueillir les logiciels et de les faire communiquer avec le matériel. Voici une petite liste de systèmes d'exploitation basés sur Linux orienté serveur, ou adaptés à cette utilisation. Cette liste ne représente qu'une partie des distributions disponibles. Elle s'étoffera dans le temps.


Sommaire

Distributions généralistes

Ces différentes "saveurs" utilisant le noyau Linux comme base proposent un très large éventail de logiciels. Elles peuvent aussi bien servir directement (moyennant l'installation manuelle de tout le nécessaire à vos besoins) que de base pour d'autres distributions (Exemple, Ubuntu utilise la branche "instable" de Debian lorsque le développement d'une nouvelle version commence). Certaines distributions ne sont d'ailleurs que de simples pré-installation des paquets disponibles dans leurs dépôts.

CentOS

CentOS est une distribution GNU/Linux principalement destinée aux serveurs. Tous ses paquets, à l'exception du logo, sont des paquets compilés à partir des sources de la distribution Linux Red Hat Enterprise Linux (RHEL), éditée par la société Red Hat. Elle est donc quasiment identique et se veut 100 % compatible d'un point de vue binaire.

Avec 30 % des serveurs web Linux l'utilisant, cela fait de cette dernière l'une des distributions les plus populaires pour les serveurs web.

(Source: Wikipédia)

Communauté francophone autour de CentOS, fr.centos.org

Debian

Le projet Debian est une association d'individus qui ont pour cause commune de créer un système d'exploitation libre. Ce système d'exploitation est appelé Debian.

La distribution Debian s'étant à l'origine principalement développée autour de son utilisation sur des serveurs, elle est donc particulièrement adaptée à ce rôle; par exemple elle distingue toujours l'administrateur système de l'« utilisateur ». Mais le but a toujours été d'obtenir un système universel, c'est-à-dire utilisable aussi bien sur un serveur que sur un ordinateur de bureau, un ordinateur portable, voire un smartphone (ordiphone).

(Source: Wikipédia, Debian.org)

Site officiel francophone, Debian.org

Ubuntu server

Version dédiée aux serveurs de la célèbre distribution Ubuntu. La principale différence entre la version Desktop et la version serveur se situe sur les paquets de base installés lors de la mise en place de l'OS. La version serveur se passant de nombreux logiciels ainsi que de l'interface graphique. Même si ceux-ci sont compatibles et installables.

Communauté francophone d'utilisateurs d'Ubuntu

Distributions spécialisées "accessibles"

Non pas qu'elle ne convienne pas aux plus aguerris habitués à tout faire à la main, ces distributions se distinguent aussi bien par leur installation très simplifiée que par leur utilisation au quotidien (le plus souvent grâce à une interface "graphique" regroupant toutes les fonctionnalités). Comprennez par là que les connaissances requises pour débuter avec ces distributions n'ont pas besoin de représenter quatre ans d'études ni d'innombrables heures de lecture (même si la lecture n'a jamais fait de mal, et est même fortement conseillée lorsqu'on s'attaque à un nouvel univers).

Serveurs multifonctions

Free-EOS

Le serveur Free-EOS est une solution de multi-serveurs/passerelle dont la devise est "Vite, Simple et Bien". Il vous offre la possibilité, et ce sans connaissances techniques poussées, de :

  • Partager votre connexion internet (modem RTC, RNIS ou ADSL Ethernet),
  • Protéger votre réseau avec son firewall automatisé,
  • Partager vos imprimantes,
  • Gérer votre réseau que les stations soient sous Windows, Mac ou GNU/Linux,
  • Héberger vos sites web, email (avec antivirus et webmail), intranet, extranet,
  • Héberger un annuaire des utilisateurs
  • Installer des applications web (sites dynamiques tels des forum, gestion de projet, système de publication...) en quelques clics,
  • Gérer des listes de discussion/diffusion,
  • Héberger un serveur de messagerie instantanée,
  • Sauvegarder et restaurer des images-disque des stations,


Le serveur Free-EOS s'installe sur une machine dédiée, pas forcément très puissante, et s'administre depuis votre poste de travail via une interface web simple et conviviale, avec votre navigateur habituel.

Site officiel francophone, free-eos.org

SME

SME Server est une distribution Linux basée sur RedHat.

Dans ce cas, la base est réduite au minimum pour assurer le travail qu'on lui demande, à savoir, serveur et éventuellement passerelle. S'agissant d'une base RedHat, il est bien entendu possible d'y ajouter des fonctionnalités non prises en charge par défaut. SME possède trois modes principaux de fonctionnement que vous pourrez définir à l'installation, dans la console de serveur.

Serveur seulement : Dans ce mode, SME ne gère aucune connexion à Internet ; c'est généralement un autre système (passerelle et pare-feu) déjà en place qui en a la charge. Au niveau des fonctionnalités, SME ne gère donc pas la sécurité du réseau et n'offre alors que ses fonctions de serveur, à savoir serveur Web, serveur de courrier, partage de fichiers (par FTP, Samba ou via les baies d'information), etc.

Serveur et passerelle : dans ce mode, SME gère la connexion globale à Internet ; c'est par lui que vont transiter toutes les données entre les ordinateurs de votre réseau local et Internet. Ainsi, en plus de partager une connexion unique à Internet pour toutes vos machines, SME va s'intercaler de façon transparente dans les transferts de données afin de protéger les accès à votre réseau local et de minimiser les risques d'intrusion. Les fonctionnalités offertes par SME sont alors les mêmes qu'en mode serveur seulement et sont, pour la plupart, directement accessible depuis Internet.

Serveur et passerelle privés : SME se comporte de la même façon que dans le mode serveur et passerelle sauf que l'ensemble des services Web et messagerie sont totalement invisibles depuis l'extérieur du réseau et que les règles de pare-feu sont plus restrictives pour assurer une sécurité accrue à votre réseau local.

En fonctionnement normal, SME peut être entièrement administré à distance à l'aide d'une interface Web appelée gestionnaire de serveur ou par SSH (accès sécurisé à la ligne de commande). Ainsi, l'accès physique au serveur devient quasi inutile et vous pourrez même débrancher le clavier et le moniteur (pensez à configurer le BIOS pour qu'il accepte de fonctionner sans ces composants).

N'oubliez pas que l'ordinateur sur lequel vous allez installer SME lui sera totalement dédié : tous les disques dur seront formatés et SME sera installé dessus. Cela signifie que tant que cet ordinateur est utilisé comme serveur, vous ne pouvez pas lancer d'autres systèmes d'exploitation ni l'utiliser pour autre chose.

(source: QuebecOS)

Site francophone très complet sur SME, smeserver.fr

Virtualisation

Proxmox

Proxmox Virtual Environment est un logiciel libre de virtualisation, plus précisément un hyperviseur de machines virtuelles. Il est développé et maintenu par Proxmox Server Solutions GmbH avec un support financier de l'Internet Foundation Austria (IPA). Proxmox permet donc de monter facilement un serveur de virtualisation dont l'administration se fera via une interface web.

Proxmox VE installe les outils complets du système d'exploitation et de gestion en 3 à 5 minutes (dépend du matériel utilisé).

C'est une solution de virtualisation "bare metal". Le terme de « bare metal » (metal nu) signifie que vous commencez à partir d'un serveur vide et qu'il n'y a donc nul besoin d'installer un système d'exploitation auparavant.

Le logiciel inclut :

  • Système d'exploitation complet (Debian Squeeze 64 bits) avec son kernel compilé à 1000Hz
  • Partitionnement de disque dur avec LVM2
  • Noyau Proxmox VE avec support d'OpenVZ (containers) et de KVM (virtualisation complète)
  • Outils de sauvegarde et de restauration
  • Interface d'administration et de surveillance par le Web
  • Fonctions de clustering qui permet par exemple la migration à chaud des machines virtuelles d'un serveur physique à un autre (à condition d'utiliser un stockage partagé, SAN ou DRBD, sinon la migration entraîne une courte interruption lors du redémarrage sur un autre nœud du cluster).

(Source: Wikipédia)

Site officiel: pve.proxmox.com

SmartOS

SmartOS se décrit comme un hyperviseur, c'est à dire une plateforme de virtualisation. Contrairement à Proxmox, ses forces résident dans les technologies utilisées, tirées du monde Solaris, et plus précisément le noyau Illumos, un descendant d'OpenSolaris. Particulièrement léger (il est capable de fonctionner intégralement en mémoire vive), il propose aussi la technologie KVM issue de Linux qui permet, entre autres, de virtualiser des systèmes Windows. Pour la petite histoire, le premier hébergeur d'Europe a déclaré l'utiliser dans ses datacenters, et le propose à l'installation pour ses clients. Un produit solide donc.

Site officiel: smartos.org

Hébergement web

Yunohost

Yunohost est basé sur distribution GNU/Linux Debian et uniquement sur des logiciels libres, le tout disponible en version 32 ou 64 bits, en français et en anglais. Son installation nécessite la réponse à 4 questions pour disposer de votre propre serveur; difficile de faire plus simple ! Toute la gestion est assurée via l’interface Web, rien en ligne de commande.

Le but étant de proposer aux personnes qui le désire une solution simple d'auto-hébergement :

  • Un serveur de messagerie et d’un webmail : Roundcube
  • Un serveur de messagerie instantanée : Jappix
  • Un serveur de cloud : Owncloud


D'autres fonctionnalités seront ajoutées dans le temps.

Site officiel de Yunohost

Virtualmin

Virtualmin n'est pas à proprement parler une distribution, mais plutôt un script shell à lancer sur une distribution "nue" (CentOS/RHEL, Debian/Ubuntu principalement), qui installera tout le nécessaire pour faire de l'hébergement web multi-comptes.

L'interface de gestion s'appuie sur Webmin auquel il ajoute son propre module dédié à tout ce qui touche à l'hébergement, de la configuration des comptes à la gestion de la messagerie, des domaines/sous-domaines...

Il est disponible en deux versions, dont une GPL qui supporte moins de distributions et n'embarque pas certaines fonctionnalités avancées réservées à la version payante.

C'est une solution légère qui a l'avantage de reposer entièrement sur la distribution sur laquelle on l'installe. Stabilité totale assurée.

Site officiel: virtualmin.com

Stockage réseau

FreeNAS

FreeNAS, comme son nom l'indique, se propose de transformer votre machine en "Network Attached Storage", un serveur de stockage réseau. Pour ça, toutes les fonctionnalités nécessaires sont là, et notamment :

  • Partage SMB/CIFS (Windows), NFS (Unix/Linux), FTP, AFP (Apple FileShare), iSCSI
  • Chiffrage des partitions
  • Sauvegarde de données (Windows/Linux/Mac/BSD)
  • Plugins pour l'ajout de fonctionnalités (client bittorrent, serveur DLNA...); Le développement de plugins supplémentaire est possible.


Basé sur FreeBSD, FreeNAS met en avant l'utilisation du fameux système de fichiers ZFS pour gérer intelligemment et en toute sécurité l'espace disque. Il propose aussi un support multiplateforme pour les sauvegardes des données de vos machines. Plus original, l'interface est réalisée avec Django (Python).

Léger et robuste, FreeBSD oblige, avec une interface web entièrement repensée récemment, FreeNAS reste une référence dans le domaine du stockage réseau "fait maison".

Site officiel : web.freenas.org

OpenMediaVault

A l'instar de FreeNAS, OpenMediaVault (OMV) permet de donner vie simplement et rapidement à un serveur de stockage réseau. Sa force, en dehors des fonctions que tout le monde attend d'un NAS, est un système de plugins permettant d'étendre les fonctionnalités déjà nombreuses prévues de base. Certains utilisateurs ont par ailleurs créé leurs propres plugins proposés sur le forum du projet.

Contrairement à son "grand-frère", le développeur derrière cette distribution a choisi de se baser sur Debian pour y parvenir (toujours à Squeeze pour la version 0.4, la 0.5 devrait normalement se mettre à jour). Ce qui donne accès, moyennant quelques manipulations moins triviales qu'avec l'interface web, au nombreux paquets supplémentaires disponibles dans les dépôts de celle-ci.

Site officiel: openmediavault.org

Les distributions spécialisées "expert"

Ces distributions requièrent d'avoir une plus grande connaissance du domaine auquel elles s'attaquent. Si la simplification de leur installation reste d'actualité, leur utilisation au quotidien demande un niveau de compétence plus élevé.

Pare-feu/routeur

pfSense

pfSense fait partie de la famille des *BSD, et plus précisément se base sur FreeBSD. Elle s'installe sur une machine destinée à faire office de routeur et/ou pare-feu. A ce titre elle peut avantageusement remplacer la plupart des fonctions proposées dans les box adsl des Fournisseurs d'Accès à Internet (FAI). Elle propose entre autres les fonctions suivantes, :

  • DHCP : Fournit aux appareils qui le demande une adresse dans la plage configurable.
  • NAT (Network Address Translation) : lorsque vous n'avez qu'une seule adresse IP publique (cas typique des connexions Internet grand public), le routeur vous attribue une IP privée et se charge de traduire les adresses origine et destination des services internet que vous contactez. la machine cible ne voit que l'IP publique.
  • Port forwarding : Utilisé conjointement avec le NAT, il permet à une machine ne possédant qu'une IP privée de pouvoir être joignable depuis l'extérieur sur un port spécifique, en TCP, UDP, ou les deux.
  • Load balancing : Permet de répartir la charge réseau sur plusieurs interfaces WAN (pour éviter la congestion d'une des connexions).
  • Graphes RRD : permet d'afficher un graphique sur plusieurs points, la consommation CPU, mémoire et réseau, le ping...
  • Dynamic DNS : permet au routeur de tenir à jour un nom de domaine dynamique chez plusieurs fournisseurs (DynDNS, No-IP, easyDNS, FreeDNS...). Pratique pour ceux qui n'ont pas encore d'adresse IP fixe.
  • Portail captif : permet de forcer l'authentification au travers d'une page web. Très utilisé dans les hôtels, et les hotspots wifi publics de manière générale. Le portail propose plusieurs méthodes pour l'authentification, dont la liste est disponible sur leur wiki.


Toutes ces fonctions sont bien entendues proposées au travers d'une interface web organisée en catégories.

Site officiel: pfsense.org

Smoothwall

Smoothwall, contrairement à pfSense, repose sur un noyau Linux pour proposer des services équivalents. C'est donc iptables, le pare-feu integré qui officie sur le réseau (FreeBSD utilise packet filter, d'où le nom de pfSense). L'interface web qu'il propose est elle aussi organisée en catégories. La version 3.1, actuellement au stade de Release Candidate, repose sur un noyau Linux 3.4, qui lui confère un bien meilleur support matériel que la précédente version.

La version community possède moins de fonctions que la version commerciale, la liste est proposée dans ce tableau comparatif.

Site officiel: smoothwall.org